Histoire du village
 
 
Sommaire :
 
- Héraldique du blason et cartes postales anciennes
- Le premier registre paroissial
- Gauciel et son passé
- Bataille du 236ème RI à Gauciel
- Evolution de la population
  • Blason de Gauciel

    Blasonnement :   D’azur à la croix estrée d’or, la traverse chargée du nom « Gauciel » en lettres gothiques de sable, cantonnée de quatre clés aussi d’or. Commentaires : Création de Jack Lefebvre, adoptée par délibération du conseil municipal du 22 janvier 1999
  • Carrefour du calvaire

    Actuellement, la mare se trouve encore à peu près au même endroit. En arrière plan, l'on peut voir l'église. Le calvaire quant à lui a été déplacé de l'autre côté de la route.
  • Ecole et mairie

  • Eglise et grande rue

  • Ferme du manoir

  • Manoir de Bouvry

    Situé dans un parc de 19 hectares, le manoir de Bouvry date XIXe siècle
  • Manoir de Bouvry

  • Manoir de Bouvry

  • Manoir de Bouvry

  • Manoir de Bouvry

  • Route du manoir

  • Tour de Gauciel

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Voir le premier registre paroissial de Gauciel
Ouvert en 1679 par Jacques Doullé de Valmont, curé de Gauciel.

GAUCIEL ET SON PASSE 

Paroisse des Dioc., Baill., Vic. et  Elec. D’Evreux, Sergenterie d’Aurilly.-Parl. Et Gen. De Rouen.

Gauciel (Valsiardum ou Galsardum) est un village d’origine celtique, qui fut donné à l’abbaye de Saint-Pierre de Jumièges, par Guillaume Longue-Epée, vers 930, avec le consentement d’un seigneur nommé Haldrede.

Le choix de Saint-Pierre, pour patron de Gauciel, vient peut être des moines de Jumièges, dont l’abbaye avait le même patron.

Le duc Richard II compris Gauciel dans l’énumération des biens de Jumièges, qu’il confirma ver 1020.

Vers 1020, l’archevêque Robert s’empressa de remettre aux religieux tous les droits qu’il avait sur Gauciel et Jouy, en sa qualité de comte d’Evreux.

Dans une bulle du pape Eugène III, pour Jumièges, en 1150, le souverain pontife mentionne Gauciel et l’église.

En 1174, le roi Henri II confirma cette libéralité.

Vers 1179, Gilles, évêque d’Evreux, conféra la cure de Gauciel sur la présentation de l’abbé et des religieux de Jumièges.

Dans le XIV siècle, la ferme de Gauciel produisait 300 Livres.

Jouy et Gauciel étaient deux baronnies appartenant aux religieux de Jumièges, ayant haute justice, dont le ressort d’appel était en litige en 1515 entre les baillages d’Evreux et de Gisors.

Mathieu de Quincarnon, sieur des Rousseaux, était en 1531 Bailly de Jouy et Gauciel pour l’abbaye de Jumièges.

Les domaines de Jouy et Gauciel furent réservés à Jean Durant, abbé démissionnaire de Jumièges, par une bulle de Clément VII, vers 1534.

Quelques années après, alors que François de Fontenay était abbé de Jumièges, on vendit les bois de Jouy, de Gauciel et de Crenne, qui contenaient 3,500 acres ; les fonds en provenant furent employés à réparer la voûte du chœur de l’église abbatiale.

Le 24 juin 1541, Guillaume Patry était receveur, garde scel de la vicomté de Jouy et Gauciel.

Après la bataille d’Ivry, en 1590, Henri IV passa la nuit à Gauciel.

Le revenu de Gauciel était en 1778 de 5,000 livres et appartenait à l’abbé de Jumièges.

Référence :

M.Charpillon, abbé A.Caresme,

Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l'Eure,
Evreux, 1867- page 261-262 : "Gauciel".

En 1789, avec la révoluation, les moines de l'abbaye de Jumièges se dispersent, puis l'abbaye est adjugée aux enchères publiques et la totalité de ses biens restitués en 1790 aux départements qui viennent d'être créés.

Henri IV passe une nuit à Gauciel
Henri IV 2
Après la bataille d’Ivry, en 1590, Henri IV passa une nuit à Gauciel.
Le bon roi séjourna, semble t’il, dans nombre de bourgades de France et pour certaines, rien n’est vérifié. Il est donc possible de douter de cette affirmation.
Pourtant, concernant Gauciel, le fait est attesté dans le volume 2 du dictionnaire historique de toutes les communes du département de l’Eure (pages 261/262). Cet ouvrage de M. Charpillon avec la collaboration de l’abbé Caresme a été publié en 1868 (vol 1) et 1879 (vol 2) sous le patronage de Monsieur le Préfet de l’Eure, gage de crédibilité. Outre l’histoire générale du département, il décline celle de toutes les communes avec un luxe de détails intéressants.
Si vous êtes originaire de l’Eure, vous y trouverez forcément l’histoire de votre ville ou de votre village. Si, par ailleurs, vous êtes un peu curieux, vous pourrez également découvrir, dans l’histoire générale du département de l’Eure, la description physique et même psychologique des gens de votre coin ainsi que bien d’autres choses tout à fait passionnantes.
Volume 1 :
Volume 2 :
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Bonne lecture.
 

 Infanterie Insigne de béret des régiments d’infanterie

3ème Bataillon du 236ème Régiment d’infanterie.

LE 12 JUIN 1940.

Des hommes se battent à GAUCIEL

Dissous en 1918, le 236ème régiment d’infanterie est reformé au camp Joffre à Rivesaltes dans les Pyrénées Orientales le 29 mai 1940 et placé sous le commandement du Lieutenant-colonel OURTA. Comme le 274ème  RI Il fait partie de la 237ème Division d’infanterie commandée par le Général FRANCOIS.

 Il comprend :

  • 1 companie de commandement ;
  • 1 compagnie hors rang ;
  • 1 compagnie régimentaire d’engins
  • 3 bataillons.

Constitué en presque totalité d’officiers, de sous-officiers et d’hommes de troupe provenant du 129ème RI, le 3ème bataillon est confié au chef de bataillon JOURDAN.

Regroupant 14 officiers, 91 sous-officiers et 705 hommes de troupe, voici résumée succinctement l’histoire des combats menés par ces hommes autour de GAUCIEL.

Parti de Rivesaltes le 08 juin 1940, le 3ème bataillon arrive à Juvisy le lendemain et se voit diriger vers Louviers/Evreux.

Parvenu en gare de Bréval le 10 juin, le convoie est stoppé et obligé de débarquer ; la gare d’Evreux étant rendue inaccessible par les bombardements de l’aviation allemande. Le bataillon ne reste que quelques heures dans le secteur de Bréval et fait mouvement vers Pacy sur Eure dans la soirée. L’ennemi ayant franchi la Seine à Vernon, le 3/236 est engagé à Ménilles où il est sérieusement accroché alors qu’il tente d’arrêter la progression adverse.

Ayant reçu l’ordre de rejoindre Autheuil Autouillet et sachant que Cocherel est fortement défendu, le bataillon prend l’option de faire mouvement, à pied, par Saint Acquilin de Pacy, puis d’emprunter la route nationale 13, de poursuivre ensuite par Miserey, Gauciel, Cerisey, Reuilly et enfin Autheuil. Le déplacement est rendu pénible par la pluie mais les hommes parviennent à Gauciel le 12 juin vers 3h30. Après avoir dépassé Cerisey, les éléments de tête sont arrêtés par des coups de feu. Pensant n’avoir à faire qu’à une patrouille, la progression se poursuit. Cependant, peu après, un feu nourri d’armes automatiques ne laisse aucun doute quant à la présence en force de l’ennemi. Un point d’appui sur la position de Cerisey est alors installé où chacun s’organise pour résister sur place sans esprit de recul tout en ménageant les munitions.

Le bataillon est en place et le combat s’engage, l’ennemi occupe fortement le Buisson Isabelle, les hauteurs de Champagne et les Oriots. Une reconnaissance est menée pour évaluer si Sassey et Les Plaignes sont occupés puis le capitaine Forges est chargé de porter un message au commandement ainsi rédigé par le chef de bataillon : « faire connaître si je dois me maintenir à Cerisey pour arrêter la progression ennemie (qui paraît vouloir se diriger au sud d’Evreux) ou si je dois essayer de rejoindre Autheuil par le nord-ouest. Le capitaine Forge est mortellement touché au cours de cette mission et le message ne parviendra jamais à son destinataire. Ramené par ses camarades de mission, il est inhumé à la hâte à la sortie sud de Cerisey.

Sur un front de plusieurs kilomètres, l’ennemi est en force et le 3/236 est dans l’impossibilité de rejoindre son régiment. Définitivement installé aux abords de Cerisey il se trouve sous le feu d’armes automatiques. Trois appareils blindés sont signalés vers Champagne alors que l’unité ne dispose d’aucune arme anti chars pour s’opposer à ce type de matériel. Le chef de bataillon demande alors des engins blindés pour lui permettre de poursuivre sa marche en avant.

La riposte s’organise et les troupes ennemies sont fortement prises à partie par des tirs de mortiers et d’armes automatiques. Vers 11h00, 2 blindés venus en renfort tentent de dégager le secteur mais c’est  insuffisant pour stopper un adversaire supérieur en nombre et mieux équipé.

A midi, l’ennemi déclenche une attaque sur le point d’appui mais il est malgré tout tenu en échec devant la position. Cependant, de nombreux éléments sortent de sassey et se dirigent vers Gauciel tandis que d’autres progressent par les Plaignes/ Les Valois en direction de la ferme du Manoir, l’ensemble étant protégé par des tirs à très courte distance de mines de canons de 47 traînés par des chenillettes. Le Bataillon résiste mais manque cruellement de munitions.

A défaut de recevoir des munitions et l’appui nécessaire, un repli est envisagé avant d’être complètement encerclé. La lutte continue mais par infiltration, l’ennemi progresse sur les ailes. La tenaille se referme et un encerclement total est inévitable à très brève échéance.

A 13h45, la pression se faisant trop forte et le point d’appui étant au ¾ encerclé, l’ordre de se replier sur Miserey est donné.   

Ces combats feront sept victimes :

Le capitaine Charles Forge,  39 ans

Le soldat Robert Anquetil, 23 ans

Le soldat Pierre Deshayes, 23 ans

Le soldat Raymond Guiguen, 22 ans

Le soldat Louis Lorgeril, 24 ans

Le soldat Désiré Prieur, 22 ans

Le soldat Philippe Franc, 22 ans


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